QA 02/09/2026 à la Ministre Neven : la stratégie wallonne d’atténuation et d’adaptation aux changements climatiques
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Question (Nicolas Janssen). – Madame la Ministre, l’IRM a établi hier son premier bilan climatologique de l’été 2026. Parmi toute une série de records, par exemple, il y a le fait que, pour la première fois, la température moyenne, aussi bien diurne que nocturne, a dépassé la barre des 20 degrés.
Notre Région n’a bien évidemment pas attendu l’annonce hier de toute une série de records pour agir.
Jeudi dernier, le Gouvernement wallon a rappelé les deux axes de son action climatique :
• l’atténuation, le fait d’agir sur les causes du réchauffement climatique, limiter l’émission de gaz à effet de serre, d’une part, par la mise en œuvre du PACE 2030, d’autre part, par la préparation du PACE 2040 ;
• l’adaptation, c’est-à-dire comment nous préparer au mieux, nous adapter à l’évolution climatique à venir.
C’est ainsi que vous avez annoncé jeudi dernier l’adoption de la première stratégie d’adaptation wallonne au changement climatique, avec notamment une vision à échéance 2060 et neuf objectifs à atteindre d’ici 2040. Par ailleurs, vous avez indiqué que, d’ici la fin de l’année, vous présenteriez un plan 2026-2030 reprenant une vingtaine de mesures prioritaires.
Pouvez-vous rassurer celles et ceux qui sont inquiets par rapport à l’évolution climatique ? Pouvez-vous nous indiquer combien notre Région est préparée à faire face à l’ensemble de ces changements et ainsi répondre à l’ensemble de nos objectifs en la matière ?
Mme Cécile Neven, Ministre de l’Énergie, du Plan Air-Climat, du Logement et des Aéroports. – Messieurs les Députés, la Wallonie dispose, depuis mi-2025, d’une étude de vulnérabilité du territoire qui consiste en 700 cartes. Ce ne sont pas 700 cartes différentes, c’est simplement parce que cela cartographie les risques en fonction de différents scénarios de réchauffement : à +2, +3 ou +4 degrés. Quarante chercheurs ont travaillé pour ce faire. C’est l’étude la plus complète à ce jour en Belgique.
Le Gouvernement s’est immédiatement saisi des résultats de cette étude pour travailler à cette stratégie, que le Gouvernement a, en effet, adoptée fin août. Par conséquent, cette stratégie n’est pas née d’un été, cela fait des mois que nous nous sommes saisis de cette étude de vulnérabilité pour l’établir. Elle comporte neuf objectifs stratégiques.
En effet, j’ai annoncé que, avant la fin de l’année, je déposerais un plan d’action extrêmement concret d’une vingtaine de mesures qui vont toucher l’ensemble des politiques sectorielles de l’ensemble des ministres. Chaque ministre s’en saisira. Par définition, c’est une stratégie qui va coordonner l’action de ce Gouvernement en matière d’adaptation.
Cela n’empêche pas que, en parallèle de cela, nous travaillons également sur l’atténuation. Nous avons mis en œuvre plus de 100 mesures du PACE 2030, alors que, à notre arrivée, 15 mesures étaient enclenchées. Nous en avons plus de 100 maintenant. Nous avons également entamé le PACE 2040.
Bref, l’atténuation et l’adaptation sont et resteront les deux piliers essentiels de la lutte contre le changement climatique. Je le répète, ce n’est qu’avec des mesures structurelles et de fond que nous pourrons réellement répondre à ces questions, et pas avec des effets d’annonce.
Réplique de N. Janssen. – Je vous remercie, Madame la Ministre, pour l’ensemble de ces éléments de réponse, aussi bien quant à l’étude de vulnérabilité du territoire de 2025, que vous avez rappelée, que concernant les neuf objectifs stratégiques, que nous sommes impatients de connaître, ainsi que par rapport à ces 100 mesures du PACE 2030.
C’est là une des clés de votre action. Je rappelle, comme vous l’avez fait, la complémentarité de l’atténuation et de l’adaptation et combien c’est urgent. Encore ces derniers jours, des articles insistaient sur le fait que retarder l’action climatique augmente la facture et sur l’urgence d’agir un maximum en la matière pour répondre à nos objectifs.