QE 03/08/2026 au Ministre Coppieters : la valorisation de la chaleur fatale industrielle dans les permis d’environnement
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Question (Nicolas Janssen). – Dans un contexte où chaque kilowattheure décarboné compte, il existe une ressource encore largement sous-exploitée : la chaleur fatale produite par nos entreprises. Selon de nombreuses études européennes, cette chaleur perdue représente un gisement énergétique considérable pouvant alimenter des bâtiments, des quartiers ou des activités voisines via des réseaux de chaleur.
Pourtant, une fois qu’un site industriel est construit sans anticipation de récupération thermique, il devient souvent complexe et coûteux de créer ultérieurement les infrastructures nécessaires au raccordement.
Dès lors, ne faudrait-il pas intégrer davantage cette logique d’anticipation dans nos politiques publiques ? M. le Ministre envisage-t-il de faire évoluer les permis d’environnement afin que les entreprises générant un volume significatif de chaleur fatale soient tenues de prévoir, dès la conception ou lors du renouvellement du permis, un point d’accès ou une interface technique permettant un futur raccordement à un réseau de chaleur ?
Une telle exigence n’imposerait pas le raccordement immédiat, mais garantirait que cette énergie aujourd’hui dissipée puisse demain devenir une ressource collective au service de la transition énergétique et de la souveraineté énergétique de la Région. Le Gouvernement wallon travaille-t-il sur cette piste ou sur des mécanismes comparables d’anticipation des infrastructures de récupération de chaleur ?
M. Yves Coppieters, ministre de la Santé, des Droits des femmes et de l’Égalité des chances. – La valorisation de la chaleur fatale industrielle constitue effectivement une piste intéressante dans le cadre de la transition énergétique et de l’amélioration de l’efficacité énergétique de nos activités économiques. Les modalités de soutien, de développement et de planification des réseaux de chaleur relèvent toutefois principalement de la compétence de ma collègue Céline Neven, ministre de l’Énergie.
Pour ce qui concerne mes compétences, lorsqu’un projet de valorisation de chaleur fatale est intégré dans une demande de permis d’environnement, celui-ci est analysé par le fonctionnaire technique au même titre que les autres composantes du projet, afin d’en encadrer les incidences et de garantir la protection de l’environnement.
Si une évolution devait être envisagée afin d’encourager ou d’imposer une meilleure prise en compte de lachaleur fatale industrielle, celle-ci devrait idéalement intervenir en amont de la procédure de permis d’environnement. Une législation claire et prévisible permettrait aux porteurs de projets d’intégrer dès la phase de conception les aménagements techniques nécessaires à une future valorisation de cette chaleur. Ces réflexions relèvent toutefois principalement des compétences de ma collègue en charge de cette matière. J’invite donc l’honorable membre à la questionner sur ce sujet