QE 17/06/2026 au Ministre Desquesnes : les nouvelles sources financières de la Société wallonne de financement complémentaire des infrastructures (SOFICO)
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Question (Nicolas Janssen). – La Société wallonne de financement complémentaire des infrastructures (SOFICO) est censée être un levier stratégique majeur pour la modernisation de notre réseau routier, tant en matière de gestion des actifs que de financement des infrastructures.
Or, plusieurs éléments interpellent aujourd’hui et sur le plan financier, la question des nouvelles sources de financement reste également entière.
Quelles initiatives concrètes ont été prises ou sont envisagées pour identifier et activer de nouvelles sources de financement ? Je pense notamment à une vignette conçue comme redevance ou à une modulation plus intelligente du prélèvement kilométrique.
Dans le respect du droit européen, la future vignette autoroutière sera-t-elle conçue comme une taxe ou comme une redevance ? Comment sera-t-elle articulée avec le prélèvement kilométrique existant ? Quelles seront les implications concrètes de ces choix, tant pour la SOFICO que pour les usagers, qu’ils soient particuliers ou professionnels ?
M. François Desquesnes, Ministre du Territoire, des Infrastructures, de la Mobilité et des Pouvoirs locaux. – La Société wallonne de financement complémentaire des infrastructures (SOFICO) constitue en effet un outil central de la politique régionale en matière de gestion et de modernisation du réseau routier structurant. Les voies de financement actuelles de cette organisation sont de deux ordres.
D’un point de vue opérationnel, la SOFICO est financée principalement par 2 recettes propres pour ses activités routières : le prélèvement kilométrique poids lourds (PKPL) ainsi que par le shadow toll, rémunérant l’usage du réseau routier structurant par les véhicules non soumis à PKPL. La SOFICO peut compléter son financement par des emprunts bancaires ou via l’émission d’obligations sur les marchés financiers.
S’agissant plus spécifiquement de la future vignette routière, celle-ci est appelée à être conçue comme une taxe. La vignette confère, en effet, un droit d’usage général du réseau concerné, sans qu’il soit possible d’établir un lien direct et individualisable entre le montant acquitté et le trajet effectivement parcouru par l’usager.
La vignette routière doit, par ailleurs, être clairement distinguée du prélèvement kilométrique existant, ces deux mécanismes étant totalement indépendants l’un de l’autre. Il n’y a aucun cumul « vignette-prélèvement kilométrique » pour un même véhicule ni double imposition d’un même usage de l’infrastructure.