QE 24/03/25 à la Ministre Glatigny : l’Etat des lieux du PECA dans les écoles
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Question (Nicolas Janssen). – Madame la Ministre, comme indiqué dans la DPC, “le gouvernement s’engage à : poursuivre la mise en place du Parcours d’Éducation culturelle et artistique (PECA) dans les écoles, en agissant pour (entre autres) fluidifier sa mise en œuvre et adapter la formation des enseignants à l’objectif de développement de la créativité des enfants et des adolescents”.
Grâce au parcours d’éducation culturelle et artistique, introduit en 2017, chaque élève de notre Fédération devrait en effet bénéficier d’une sensibilisation et d’une ouverture culturelle tout au long de sa scolarité. La mise en œuvre du PECA est progressive et se situe au croisement de la culture et de l’enseignement.
Madame la Ministre, où en sommes-nous actuellement dans la mise en place du PECA dans les écoles ? S’agit-il d’une priorité pour le gouvernement ? Avez-vous pris contact avec votre collègue Mme Degryse à ce sujet ? Quelle place occupera le PECA dans les nouveaux rythmes scolaires journaliers ?
Par ailleurs, le collectif « Les Cris de Bruxelles » organisait le 15 février dernier une journée de plaidoyer pour le retour de la pratique musicale dans les classes des écoles fondamentales. Le PECA y a notamment fait l’objet de discussions. Madame la Ministre, avez-vous pu assister à ces échanges ?
Mme Valérie Glatigny, première vice-présidente et ministre de l’Éducation et de l’Enseignement de promotion sociale. – Monsieur le Député, permettez-moi tout d’abord de préciser que le PECA a été mis en œuvre à partir de septembre 2020 et que le décret du 13 octobre 2022 qui le régit a été intégré dans le Code de l’enseignement, chapitre 5.
Mes services travaillent en étroite collaboration avec le service de pilotage du PECA de l’administration (SPiP) pour articuler harmonieusement cette mécanique complexe, composée d’un savant mélange entre le Secrétariat général, l’Enseignement et la Culture. Avec ceux de ma collègue Madame Degryse et du Secrétariat général, ils siègent au sein de la COPIL PECA, la commission de pilotage créée pour coordonner les travaux de ce chantier du Pacte.
Les liens entre ces trois instances responsables se resserrent afin qu’ensemble, elles œuvrent pour que ce parcours permette réellement à chaque élève de rencontrer des œuvres, des artistes et des pratiques culturelles, d’acquérir des savoirs, des connaissances et des compétences en la matière, de développer leur esprit critique et leur expression personnelle tout en expérimentant des pratiques variées et en prenant une part active dans la vie culturelle.
Nous soutenons et développons, au sein des établissements, la mise en place des délégués PECA, enseignants particulièrement intéressés par la Culture et les Arts, qui contribuent à dynamiser le PECA au sein des équipes éducatives. Les référents culturels, maillon essentiel entre l’école et la culture, sont aujourd’hui au nombre de 30.
Les délégués au contrat d’objectifs (DCO) sont progressivement sensibilisés au PECA pour aider les équipes éducatives à l’implémenter systématiquement dans leur établissement à travers l’élaboration du plan de pilotage et à évaluer les différentes actions et la transversalité des compétences. À ce jour, 96 % des implantations ont été touchées par le PECA. En 2024, 1 210 685 élèves ont vécu une expérience culturelle et artistique de la FW-B, parfois le même élève pour une activité différente, et plus de 20 500 élèves ont bénéficié d’un projet-pilote innovant.
En ce qui concerne la question des rythmes scolaires journaliers, une réflexion est à l’ordre du jour, d’autant plus que bon nombre d’élèves de l’enseignement obligatoire suivent un parcours artistique au sein des établissements de l’Enseignement Artistique à Horaire Réduit (ESAHR), enseignement qui deviendra, à terme, un acteur essentiel du PECA.
Je n’ai pas assisté personnellement à la journée d’étude du 15 février sur la pratique musicale à l’école organisée par « Les Cris de Bruxelles » à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth à Waterloo, mais mon cabinet y était représenté par l’un de mes collaborateurs qui est en contact avec ce collectif d’ASBL. Mon collaborateur a écouté avec grande attention les débats riches qui s’y sont déroulés. La mise en œuvre des projets PECA concernant la musique au sein des établissements, la formation des formateurs pour les futurs enseignants et la formation initiale et continue des enseignants ont été débattues. Certaines des pistes proposées à cette occasion ont été relevées pour être approfondies, et certains projets y ont même vu le jour. Comme vous pouvez le comprendre, nous accordons une importance particulière au PECA. Tout est mis en œuvre pour assurer à tous les élèves un réel parcours d’éducation culturelle et artistique, riche et varié.