QE 29/04/26 au Ministre Coppieters : la réhabilitation des sites pollués en Brabant wallon
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Question (Nicolas Janssen). – Les sites pollués et les anciennes décharges constituent à la fois un enjeu environnemental et de santé publique, mais aussi une opportunité de reconversion de terrains déjà artificialisés. Leur réhabilitation permet à la fois d’améliorer la qualité des sols et des eaux et de limiter la consommation de nouveaux espaces.
Dans ce travail, la SPAQuE joue un rôle central. Afin d’accélérer la dépollution et de répondre aux objectifs de la Déclaration de politique régionale, le Gouvernement wallon a validé un plan d’action dans lequel une des missions de la SPAQuE sera de dresser un état des lieux actualisé des anciennes décharges inventoriées en Wallonie.
En Brabant wallon, plusieurs sites seraient concernés, notamment celui de Basse Wavre, repris parmi les projets prioritaires du Plan de relance.
Existe-t-il aujourd’hui un cadastre des terrains pollués en Wallonie, accessible aux acteurs publics et privés ? Combien de sites pollués font aujourd’hui l’objet d’études, d’analyses ou de travaux de réhabilitation par la SPAQuE dans le Brabant wallon ? Quels potentiels de reconversion ont été identifiés pour ces sites, qu’il s’agisse d’activité économique, d’équipements publics, de valorisation environnementale ou encore de production d’énergie renouvelable ?
La SPAQuE a récemment annoncé la mise en place de sa quatrième centrale photovoltaïque sur un terrain pollué réhabilité, à Grâce-Hollogne. Une cinquième est-elle envisagée ? Et, le cas échéant, un site situé en Brabant wallon pourrait-il être concerné ? Où en est l’état des lieux actualisé des anciennes décharges inventoriées en Wallonie, confié à la SPAQuE ?
Yves Coppieters, Ministre de la Santé, de l’Environnement, des Solidarités et de l’Économie sociale. – Conformément à son contrat de gestion, et en particulier à son article 26 intitulé « Mission de service public d’amélioration de la connaissance des sites potentiellement pollués », la SPAQuE assure l’établissement d’un inventaire des sites potentiellement pollués ainsi que sa mise à jour.
À ce titre, en tant que source de référence de la Banque de données de l’état des sols (BDES), la SPAQuE assure la mise à jour permanente de ces données, notamment par le maintien de contacts réguliers avec les acteurs publics, en vue d’alimenter et, le cas échéant, de rectifier et consolider les informations issues d’autres sources.
C’est dans ce cadre que la SPAQuE a adressé un courrier ce 20 mars dernier aux 261 pouvoirs locaux de Wallonie pour les inviter à signaler les sites stratégiques dont ils ont connaissance, nécessitant un éventuel assainissement et susceptibles de faire l’objet, dans les années à venir, d’un aménagement.
La SPAQuE procède donc en continu à l’actualisation et à la complétion de la BDES, en fonction de l’évolution des données consolidées collectées.
À ce jour, pour le territoire du Brabant wallon, 110 sites potentiellement pollués ou pollués, pour certains déjà reconvertis, ont ainsi été complétés ou actualisés dans la BDES.
Parmi ceux-ci :
– 4 sites ont fait l’objet d’un arrêté de réhabilitation :
* Florival à Grez-Doiceau (partie décharge) ;
* Tubize Plastics à Tubize ;
* Décharge de Mellery à Villers-la-Ville ;
* Basse Wavre à Wavre ;– 26 sites en plus ont fait l’objet d’investigations de sol.
Pour les décharges en réhabilitation, la SPAQuE identifiera les meilleures opportunités de valorisation. Ces possibilités de valorisation peuvent être par exemple l’implantation de centrales photovoltaïques ou venir en support à la biodiversité (plantation de haies en limite de site, création d’abris pour la faune, ensemencement avec des plantes mellifères, création d’habitats …).
Pour ce qui concerne les potentialités de développement de centrales photovoltaïques dans le Brabant Wallon, des analyses par la SPAQuE sont en cours pour déterminer quels sont les sites les plus propices. Il importe à cet égard de souligner que de tels investissements permettent de générer des revenus en vue d’atténuer la part de financement que la Région consacre à la dépollution des décharges et des friches.
Signalons également, dans le cadre de sa mission d’accompagnement, le soutien actif apporté par la SPAQuE aux réflexions menées par la Province du Brabant wallon, l’InBW et la commune de Grez-Doiceau dans le cadre de l’analyse du devenir de l’ancienne usine Tudor à Florival, actuellement propriété de l’intercommunale de développement du Brabant flamand (POM).