QO 23/02/26 à la Ministre Dalcq : la pérennisation financière des parcs nationaux wallons après 2026
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Question (Nicolas Janssen). – Madame la Ministre, sous la précédente législature, la Wallonie a créé deux parcs nationaux : le parc national de l’Entre-Sambre-et-Meuse et le parc national de la vallée de la Semois, chacun ayant bénéficié d’un financement d’environ 13 millions d’euros, avec un engagement limité à l’horizon 2026. Le Gouvernement précédent ne s’étant pas engagé en termes de financement au-delà de 2026, vous aviez indiqué travailler à une réflexion visant à assurer la pérennisation financière de ces deux structures au-delà de 2026.
À cette fin, la mise en place d’un groupe de travail en collaboration avec votre collègue, la ministre du Tourisme, avait été annoncée afin d’examiner les perspectives d’avenir des parcs et en particulier leur financement à long terme, dans un contexte de diminution prévisible des financements publics, mais aussi leur statut.
Madame la Ministre, où en sont aujourd’hui les travaux de ce groupe de travail et l’ensemble des réflexions qui y sont menées ? Quel calendrier est envisagé pour dégager des orientations claires pour l’après-2026 ? Quelles sont les principales pistes actuellement à l’étude pour assurer un financement durable de nos parcs nationaux ?
Mme Anne-Catherine Dalcq, Ministre de l’Agriculture et de la Ruralité. –Monsieur le Député, si la pérennisation des parcs nationaux au-delà de 2026 est un enjeu important, la priorité actuelle, compte tenu des échéances du PNRR, est la finalisation des projets des parcs qui y sont liés. La prochaine réunion du groupe de travail est donc fixée au 17 mars prochain.
Comme cela a déjà été annoncé et confirmé lors de l’adoption du budget initial 2026, une subvention sera octroyée à chacun des deux parcs nationaux, pour un total de 500 000 euros, afin d’assurer la continuité de leurs activités au deuxième semestre 2026.
Dans leur trajectoire budgétaire, en vue d’assurer la poursuite de leurs actions en faveur de la biodiversité, les parcs capitalisent des ressources mixtes alliant :
- les cofinancements européens, comme le projet Interreg TAMISEE, auquel participe le parc national de l’Entre-Sambre-et-Meuse, validé par le Gouvernement en novembre dernier ;
- le développement de partenariats avec des structures comme WWF ;
- le soutien de programmes internationaux comme Rewilding Europe ;
- le mécénat ;
- le développement d’autres recettes privées, via le renforcement de l’attractivité touristique, entre autres.
Les synergies avec les autres structures déjà présentes et subventionnées sur le territoire des parcs seront également un levier important. Je poursuivrai le travail avec les parcs nationaux pour construire leur pérennité post-2026.
Réplique de N. Janssen. – Merci, Madame la Ministre, pour ces éléments de réponse, ainsi que pour le travail déjà engagé en matière de parcs nationaux. La question de la pérennisation du financement au-delà de 2026, comme vous l’avez souligné, est vraiment déterminante, notamment relativement à l’aspect de cofinancement.
Les parcs nationaux sont à la fois un levier environnemental, touristique, économique, mais aussi sociétal et offrent des bénéfices directs en termes de santé. À ce titre, il est important que nous puissions suffisamment anticiper collectivement leur avenir avec clarté et avec sérénité. Les parcs ayant un impact multisectoriel sur le territoire, il serait important et intéressant de lancer une réflexion sur un financement transversal avec non seulement les cabinets concernés, mais également l’ensemble des acteurs concernés, comme vous l’avez mentionné.
Il serait dès lors utile que notre Commission se saisisse pleinement de cette réflexion, par exemple au travers d’un rapport parlementaire ou d’un groupe de travail, l’objectif étant bien d’accompagner la réflexion du Gouvernement, la réflexion que vous menez, et de contribuer de manière constructive à sécuriser l’avenir de ces parcs. Le Parlement a un rôle utile à jouer pour objectiver les scénarios et préparer l’avenir. Je suis, pour ma part, pleinement disponible pour m’investir dans ce dossier au sein de cette Commission.