QE 28/07/2026 à la Ministre Neven : la qualité des logements étudiants à Louvain-la-Neuve
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Question (Nicolas Janssen). – La question du logement étudiant constitue une préoccupation importante pour de nombreux étudiants et leurs familles, en particulier dans les villes universitaires où la pression sur le marché locatif est forte.
À Louvain-la-Neuve, plusieurs étudiants et parents m’ont récemment interpellé sur la difficulté de trouver un logement accessible, mais aussi sur l’état parfois préoccupant de certains kots. Ils évoquent notamment des logements mal isolés, humides, insuffisamment ventilés ou touchés par des problèmes de moisissures. Or ces situations peuvent avoir des conséquences directes sur la santé, le bien-être et les conditions d’étude des étudiants concernés.
La pénurie de logements accentue ce déséquilibre : certains étudiants acceptent ce qu’ils trouvent, faute d’alternative, même lorsque les conditions sont loin d’être satisfaisantes. Certains hésitent également à signaler un problème de salubrité par crainte de perdre leur logement.
Le permis de location constitue, à cet égard, un outil important pour les logements collectifs et les petits logements individuels, catégories dans lesquelles entrent de nombreux logements étudiants.
Mme la Ministre dispose-t-elle d’un état des lieux récent concernant la qualité et la salubrité des logements étudiants en Wallonie, qu’ils soient publics ou privés, en particulier dans les villes universitaires et à Louvain-la-Neuve ? Des données sont-elles disponibles concernant le nombre de permis de location délivrés, refusés, retirés ou contrôlés pour des logements étudiants, notamment à Louvain-la-Neuve ? Quels mécanismes existent aujourd’hui pour contrôler le respect des critères de salubrité applicables aux logements étudiants concernés par le permis de location ? Quels outils ou incitants existent pour accompagner les propriétaires dans l’amélioration ou la rénovation de leurs kots ou logements étudiants, lorsque des problèmes de qualité sont constatés ?
Mme Cécile Neven, Ministre de l’Énergie, du Plan Air-Climat, du Logement et des Aéroports. – L’accès au logement étudiant n’est pas toujours aisé. Le nombre d’étudiants dans l’enseignement supérieur ayant- et l’on peut s’en réjouir- largement augmenté ces dernières années, avec comme corollaire, davantage d’étudiants souhaitent louer un « kot » et une offre qui peine à rencontrer la demande.
On dispose bel et bien d’une approche de la qualité des logements étudiants à travers les enquêtes annuelles réalisées par le CEHD dans le cadre de l’élaboration de la grille indicative des loyers étudiants. A cette occasion, plusieurs questions sont, en effet, posées sur la qualité des kots pour étudiants. Précisions utiles : les résultats sont basés sur les réponses des étudiants, et non sur des observations de terrain qui seraient réalisées par un tiers, de manière objective et standardisée.
On constate par ailleurs une très faible demande d’enquêtes de salubrité pour des logements étudiants. Ce qui ne signifie pas qu’il n’existe pas de problèmes dans les ceux-ci, mais plutôt, vraisemblablement, qu’ils trouvent une résolution via un dialogue direct avec le propriétaire bailleur.
Le déséquilibre offre-demande semble important à Louvain-la-Neuve, l’Université Catholique de Louvain étant la première université francophone en nombre d’étudiants et il existe également une forte tension sur le marché résidentiel. Une partie du parc des kots devient vieillissante et les attentes des étudiants en termes de qualité augmentent, de même que les préférences sur le mode de vie, l’intérêt se portant davantage sur des petites unités (4 à 5 kots) plutôt que sur des unités de 8 à 12 kots conçues à la création de la ville universitaire.
De décembre 2021 à décembre 2025, la Ville a délivré 947 permis de location pour des petits logements individuels et 4.544 unités de logement en collectif. La délivrance du permis de location est conditionnée à la remise d’un avis favorable des services de la zone de secours.
Lorsque des manquements aux critères minimaux de salubrité sont constatés, après avoir laissé au bailleur la possibilité de faire valoir ses arguments et de proposer, s’il échet, un planning de travaux, le bourgmestre peut adopter un arrêté de police, qui soit, ordonne l’exécution de travaux, soit, interdit l’occupation du logement si la situation le justifie. Dans le cadre d’une mise en location, le bailleur est bien évidemment tenu, tant par le Code wallon de l’habitation que par le décret sur le bail, de proposer un bien salubre.
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